Anita Molinero

Hallali

exposition

du 23 janvier au 8 février 2013

Née en 1953 à Floirac (France), Anita Molinero vit et travaille à Paris et Marseille. Son travail est apparu au début des années 80. Elle utilise des matériaux issus de l’industrie du plastique qu’elle déforme souvent par l’usage du feu. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions en France, que ce soit dans des Centres d’Art Contemporain (Chapelle du Gênetiel, la BF15, la Galerie Édouard Manet...) ou des FRAC (FRAC Limousin, Basse-Normandie, Alsace...). Le MAMCO à Genève en Suisse vient de lui consacrer une exposition personnelle. Elle a réalisé également des œuvres dans l’espace public, comme récemment la station du Tramway T3, Porte de la Villette à Paris. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques, comme le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et de plusieurs FRAC. Anita Molinero enseigne aux Beaux-arts de Marseille depuis 1999.

L’œuvre d’Anita Molinero est apparue au début des années 80 et n’a cessé de se faire. Peu ou pas présentée sur la scène parisienne jusqu’à ces dernières années, ce travail est ancré dans le paysage plasticien français et est une référence pour de nombreux artistes. Une œuvre faite de refus, d’histoire, de culture, de langage, de rebuts ...

Anita Molinero utilise, comme d’autres l’ont fait, des matériaux de décharge, mais aussi des containers à ordures. Elle n’est en aucun cas tentée par une transfiguration rédemptrice qui, les sublimant dans leurs formes, les sacraliserait, grâce à un nouveau statut, celui d’œuvre d’art. Au contraire, elle les utilise pour la brutalité même que ces matériaux véhiculent. Et si ce travail évoque celui de certains sculpteurs anglais, sa démarche s’en oppose par la distance sans cesse affirmée avec les conventions d’une sculpture visant une transformation aux fins de séduire une esthétique bourgeoise. Il s’agit d’une œuvre faite de violences, celle faites aux matériaux : torsions, distorsions, agressions ... , et celle qu’expriment les sculptures ainsi nées. Mais il ne serait pas juste de garder sous silence l’incontestable beauté qui se dégage de ces assemblages. La couleur de tous les éléments choisis et combinés par Anita Molinero rayonne comme si celle-ci, malgré tout, exprimait un optimisme triomphant. Les sculptures d’Anita Molinero nous surprennent et nous envahissent, puis nous deviennent familières car elles recèlent les composants d’une vie ou sexe et mort, sensualité, renaissance, s’entremêlent.

Galerie Alain Gutharc

Anita Molinero

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    sans titre, 2000
    plastique, 125 x 105 x 40 cm. Photo : Aurélien Mole. Courtesy Galerie Alain Gutharc.
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    sans titre, 2012
    phares de voiture, 120 x 170 x 20 cm. Photo : Aurélien Mole. Courtesy Galerie Alain Gutharc.
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    sans titre, 2010
    fourrure, antenne de télé, environ 180 x 150 x 120 cm. Photo : Laurent Lecat. Courtesy Galerie Alain Gutharc.